Femmes à la peau d’ambre,
à la sueur d’argile,
écrasent la terre avec des pas violents
et chantent à leur sérail l’honneur qu’elles ont.
D’autres prennent pour témoin leur amour.
Elles racontent trop de mensonges et elles en font leur vèrité.
Et moi!dont le coeur est mort avant l’heure,
j’ai picoré des grains de satisfaction,
des gouttes d’eau de vie chargées d’afflicthon!
Je marche…
Je cours…
Je suis les lignes d’un chemin déjà tracé…
J’ai ramassé beaucoup d’éclats.
Beaucoup plus de coups d’épée m’ont été adréssés.
J’étais muette et je n’ai pu chanter.
Et maintenant,qu’a t-il changé?
L’infâme temps absorbe mon sang,
et s’alimente en mon corps…
Dites-lui < je suis plus forte que tes instants,
plus précise que tes aiguilles!
Mon regard est plus vertigineux que tes abîmes.
Qu’importe que tu m’emportes
ou que tu m’enlèves mon corps!
Mon âme est…un orage torride…
Mon corp est…une pièrre solide…il est mort!
Et je suis un être résistant!>

ABIR OTHMAN

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